Les Amis des Musées - Narbonne

PERMANENCE

Le 1er jeudi du mois de 15h à 17h

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PALAIS NEUF DES ARCHEVEQUES

Vendredi 7 décembre 2018

 

Sur les pas de Marie Poux, Visite du Palais Neuf des Archevêques

 

Nous avons visité ensemble le palais des archevêques, monument emblématique du patrimoine narbonnais, qui suscite toujours autant d’enthousiasme et de curiosité au vu du nombre de participants qui ont répondu présents pour cette visite (plus d’une quarantaine de personnes). Les œuvres du musée archéologique étant actuellement en cours de déménagement dans le futur musée de la romanité Narbo  Via, nous n’avons pas pu entrer dans le palais Vieux. Aussi, cette visite s’est davantage concentrée sur le palais Neuf. C’était aussi l’occasion de parcourir le musée d’art et d’histoire avant la mise en place du nouveau parcours.

Depuis la place de l’Hôtel de ville, nous avons admiré la, ou plutôt les façades du palais :  le palais Vieux achevé par l’aménagement de la chapelle dédiée à Marie-Madeleine dans le donjon primitif et le palais Neuf construit tout au long du XIVe siècle. Mais c’est le donjon Gilles Aycelin qui domine la place, construction massive et homogène, admirée par Viollet-le-Duc qui parlait d’un « chef-d’œuvre de structure »*. A côté du donjon, la façade du palais Neuf reconstruite par Viollet-le-Duc au milieu du XIXe siècle, dans un style néogothique rythmé par de nombreuses ouvertures, tranche avec l’aspect fortifié et la sobriété du donjon.

C’est dans la cour de la Madeleine (palais Vieux) que l’on comprend que le palais fait partie d’un ensemble cathédral exceptionnel. En effet, on peut y admirer les arcs-boutants de la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur toute proche, reliée au palais par le cloître. Et à côté de l’immense édifice de style gothique rayonnant, le clocher de Théodard (IXe siècle), plus discret mais non moins intéressant, nous rappelle qu’il y a eu d’autres cathédrales avant celle que nous connaissons aujourd’hui.

Dans le palais Neuf, nous avons pu accéder à la salle des Synodes ainsi qu’aux anciens appartements des archevêques, aménagés au XVIIe siècle et actuellement occupés par le musée d’art et d’histoire. Ce palais conserve un ensemble de plafonds peints exceptionnels et diversifiés, du plafond à la française décoré de motifs peints à la grisaille de la salle des gardes, au plafond à l’italienne peuplé des neuf muses et de nombreux putti charnus flottants de la chambre du roi, en passant par le plafond peint par Denuelle au XIXe siècle de la grande galerie de Viollet-le-Duc. Et ce n’est qu’une partie des nombreux plafonds peints du palais ! Nous n’avons pas résisté à nous attarder sur quelques œuvres des collections de la ville et notamment deux types de peintures de paysage : un « caprice architectural » (capriccio) de Panini, Alexandre le Grand devant le tombeau d’Achille, qui représente des ruines antiques dans une mise en scène imaginaire, ainsi que la vue de la place Saint-Marc d’Antonio Canal, dit Canaletto, maître des vedute, ces vues urbaines réalistes. Nous avons terminé notre déambulation dans les salles orientalistes du musée, en évoquant cet Orient réel ou fantasmé qui a inspiré de nombreux artistes parmi lesquels Benjamin-Constant, grande figure de l’orientalisme dans la seconde moitié du XIXe siècle.

*Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire Raisonné de l’architecture française...

Les commentaires des adhérents ont été unanimes ,tous ont grandement appréciés ce moment unique  avec Marie Poux , guide conférencière.

 

Responsable publication : Corinne De Haller